Banquise et dunes de sable

par Thierry Onteniente  -  20 Juin 2015, 07:05

Peinture à l'huile sur toile grand format

Peinture à l'huile sur toile grand format

Alors là,

on a un petit problème.

Un vrai problème.

Un petit problème,

mais un problème quand même.

"Banquise et Dunes" était exposé.

Grand format aux yeux de tous.

En haut des escaliers, loin du portail.

« Banquise et dunes » était sur le chemin de la transformation.

Dans un jeu de peinture à l’huile,

à l'air libre des interprétations,

il cherchait son chemin

par petites touches,

Mais…

Voilà que l’on vient de me subtiliser ce tableau.

Volé.

Tout simplement.

Envolé.

Certainement que le « Voleur de couleurs »

ne s’est pas rendu compte

de l’amplitude de son acte.

Ironie, il vient, avec l'humour de la situation,

me confondre et me fondre dans ma démarche.

Cette situation "d'un vol de tableau,

avec le geste que j’imagine en toute passion,

avec le geste tout en longueur de bras,

m’inspire une multitude de sentiments et de questionnements,

simples.

Presque, oserais je,

une réflexion sur la valeur que l'on porte,

sur un simple tableau...

Banquise et dunes de sable

Saches que ce tableau,

parce que tout de même il faut le savoir,

je l'ai trouvé au coin de la rue.

C'est le principe de ma démarche.

Une toile imprimée, sans valeur,

aux poubelles le jour des encombrants.

Banquise et dunes de sable

Avec humour, et ironie,

sais tu que par ses origines

cette oeuvre n'a aucune valeur monétaire?

L'objectif avec cet imprimé

était de raconter une histoire,

en peintures,

le long de la route.

Une histoire, un conte sur l'eau.

Car il faut savoir que mon axe de travail,

mon inspiration et expiration est l'eau.

Les thèmes de mes tableaux sont la nature, la vie, l'eau.

C'est simple.

Mais j'ai le sentiment et l'analyse que c'est plus qu'une nécessité sociétale.

Je te dis cela au cas où...

histoire que tu comprennes pleinement ma démarche

que je cherche poétique et constructive.

C'est important.

Lentes transformations dans le temps.

Premièrement en sur couches

un filet de blanc en transparence

d'eau.

Banquise et dunes de sable

Il a servit ainsi de support poétique,

en haut des escaliers,

à la vue de tous...

juste pour le plaisir.

Banquise et dunes de sable

Mon intention était de le transformer

Un peu chaque jour,

Avec surement le désir que quelqu'un le transforme lui aussi.

Avec plaisir.

Aussi quelque part,

par amusement,

on pourrait considérer que grâce à toi, et avec toi,

j'ai réussi une forme de valorisation de la matière.

non?

Certes je n'imaginais pas réussir

avec autant d'ironies,

Mais j'ai continué mes transformations,

via photoshop.

Ainsi l'oiseau a trouvé son chemin,...

TO slow design

Anonymus Artistic Action. and Street Art.

PS:

Je n'ai pas signé le tableau,...:)

Aussi si tu désires continuer le tableau,

prends de la peinture à l'huile, et suis le mouvement.

Par petite touches, un peu chaque jour.

Si tu as le temps prend une photo avant de le retoucher,...

Banquise et dunes de sable

Mais l'histoire continue:

Puisque telle était sa destination,

D’une subtile intention,

Sur un pas de deux,

Jeu de peinture en mouvement.

Jeu de peinture en créations,

Jeu de peintures par transformations,

Comme ces dessins de coloriages par remplissage…

via photoshop.

Photoshop

Photoshop

Modification Photoshop. Amusez vous avec...:) TO

Modification Photoshop. Amusez vous avec...:) TO

Mais voici aussi

que le tableau continu de vivre.

Un poème est venu se poser délicatement

par le regard de Linda Lo Presti :

BANQUISE ET DUNE DE SABLE

On entre dans la toile
Et le regard se pose
Sur les fonds chatoyants,
Allant du beige au bleu

D'un océan lointain,
Bordé par d'albinos
Crocodiles marins,
Féroces et prétentieux

Si l'on regarde bien,
Tout au fond de la toile,
Au pied du mur de glace
Où la banquise s'étale

Coquillages, crustacés,
Organismes marins,
Se cachent sous le sable
Qui dore les embruns.

Les pôles magnétiques,
Se sont télescopés,
Et la banquise brûle,
Sur les dunes lézardées.

Étrange phénomène,
Drôlerie climatique!
Une rumeur circule,
Le tableau féerique

Englouti par le able,
Prisonnier des crocs blancs?
Se serait fait la malle,
Où est il à présent?

Linda LO PRESTI
Droits réservés.

d' après la toile de Thierry Onteniente:

Banquise et dunes de sable, qui a paraît il disparu....

Mais voici encore

que le tableau continu de vivre.

Un conte, des écrits, des photographies de

Barbara Lecomte Barbiéri (Tous droits réservés)

DUNES ET BANQUISE

On ne sait pas pourquoi, ni quand ni comment ça avait commencé, ce profond mal être, cette mélancolie incroyable qui le gagnaient un peu plus chaque jour. Qui le rongeaient et qui faisaient de lui un être si.. tourmenté, si triste, si aigri. Certains parlent d’une histoire d’amour qui aurait mal tournée et aurait grignoté un peu plus chaque jour son cœur. Lorsqu’on le croisait dans la rue, c’était le dessus de sa tête que l’on voyait en premier. A se tenir ainsi, on lui aurait donné 110 ans alors qu’en réalité.... Personne n’a jamais su son véritable âge, mais qu’importe.

Son tourment se manifestait d’étranges manières. Les soirs de pleine lune, on le voyait hurler à la mort. Mais quelle mort ? quels maux hurlaient ils ainsi ?

On dit que l’endroit où il vivait était sombre depuis bien longtemps. Sombre et froid. La lumière ne réussissait pas à pénétrer son antre. Pourtant, il aurait fallu si peu, si peu pour que la lumière y réchauffe le spartiate mobilier qu’il avait entassé depuis des années. Mais il se refusait à y faire rentrer le moindre filet, le moindre rayon.

Sa tanière, puisque l’on peut la décrire ainsi, ressemblait à ce cœur qui habitait sa poitrine.

Et c’est un soir de presque pleine lune, qu’il décida d’agir.

Comme une envie soudaine, dictée par on ne sait quelle folie, de mettre de la couleur dans son quotidien.

Il partit donc à la recherche de «la lumière», celle qui saurait lui redonner espoir, cet espoir qu’il avait perdu.

C’est au détour d’une rue qu’il le vit, ce tableau, derrière un portail. Sans doute quelqu’un l’avait il oublié là, où l’avait posé volontairement pour le faire admirer de tous.

Il resta un long moment à l’observer, à le regarder. Se demandant ce que cette peinture pouvait bien avoir de spécial pour le toucher de la sorte, lui au cœur si dur, si froid.

Il essaya d’abandonner l’idée qui déjà faisait son chemin dans sa tête. Un larcin ! Il en était incapable... et pourtant…. Il tenta de se raisonner.

Il partit en courant, les mains sur les oreilles comme si, ainsi, il pouvait faire taire la petite voix qui lui disait «mais prends le»...

Il courut jusqu’en bas de la rue. Mais déjà, une main invisible l’avait rattrapé et le tirait vers le haut de la route, à l’endroit précis où se trouvait ce fameux tableau.

Banquise et dunes de sable

Mais que représentait il au juste ?

Il réalisa qu’en fait, il en avait pas la moindre idée.

A mi chemin entre de l’abstrait et du figuratif.

Si on avait voulu le décrire, ça aurait donné en substance ceci :

de grandes langues de terre ou de glace, ou de mer, selon la position que l’on voulait adopter, avec au fond, des dunes de sable.

Un ciel de traîne un peu tourmenté mais somme toute, clair. Le début du tourment, ou le tourment en mutation.

Son œil fut attiré par un détail qui, à prime abord, ne l’avait pas frappé. Une des dunes ressemblait à un sein. Un sein au mamelon proéminent qui suggérait une douceur, un moelleux, un toucher presque duveteux. Etait-ce donc ça qui faisait qu’il ne pouvait détacher son regard de la toile éclairée par une lune presque ronde ?

Il laissa divaguer son regard vers l’horizon, vers la mer scintillante, vers le clocher qui affichait presque minuit, mais irrémédiablement, ses yeux retournaient se poser sur ce sein.

Alors, comme hypnotisé, il ne put s’empêcher de passer sa main derrière la grille pour se saisir, du bout des doigts, avec infiniment de précaution, de la toile.

Lorsqu’il fut en contact avec le châssis, une larme coula sur sa joue. Une larme de bien être. Comme un allègement général.

Malgré la gravité de son geste, il ne put refréner un demi sourire en pensant au réveil du propriétaire qui constaterait sans doute, avec stupeur, la disparition de son œuvre.

Tel un rat pris en flagrant délit de vol manifeste de gruyère, il détala aussi vite que ses jambes le pouvaient, cherchant frénétiquement la clef de sa maison au fond de sa poche profonde.

Fébrilement, il tourna 2 fois la clef dans la serrure, poussa la lourde porte et la referma violemment derrière lui, appuyant son dos dessus en serrant très fort la toile sur son torse.

Il resta un long moment comme ça, les yeux fermés, n’osant bouger, goûtant au pouvoir presque magique qu’avait sur lui le châssis.

Il avança doucement dans le noir, presque à tâtons vers sa chambre.

En face de son lit, une commode avec un miroir.

Il posa presque religieusement la toile devant la glace. L’installa de façon à ce que, de son lit, il puisse admirer à loisir sa nouvelle acquisition.

Il se déshabilla en hâte et se coucha, la tête bien calée sur 2 oreillers de plumes.

Et c’est dans cette position immobile et contemplative qu’il s’endormit.

Sur les coups de 3h du matin, un bruit, presque imperceptible, presque un chuchotement, le sorti de son sommeil.

Inquiet il balaya la pièce sombre du regard et ne vit rien. Dans un premier temps. Quand ses yeux se furent habitués à la pénombre, il distingua en même temps qu’il localisait le bruit, un léger mouvement, là, juste devant... le bleu du tableau s’était mis à onduler comme de petites vague et c’était en fait un bruit de ressac qu’il percevait.

Il se frotta les yeux. Ce n’était pas possible, le tableau ne pouvait être animé. Un tableau ne s’anime pas, il est inerte, ce n’est qu’un objet. Mais pourtant, il fallait bien se rendre à l’évidence....

Il fut pris de panique et remonta le drap sur son nez et ses yeux...Le tableau était il hanté ? Mais qui était ce peintre ? Comment avait il fait ça ? Le bruit se calma et tout redevint silence dans la pièce. Epuisé il finit par s’endormir.

Au réveil il fut pris d’une soudaine angoisse.

Avait-l rêvé ? Que s’était il passé cette nuit ?

Il regarda le tableau qui semblait identique à la veille, pourtant quelque chose lui disait qu’il s’était modifié.

La journée lui parut interminable. Il avait hâte de rentrer et de voir (oui, il savait, ça n’avait aucun sens), si son tableau s’était modifié durant son absence.

Il rentra en courant chez lui mais fut déçu de constater que la toile n’avait pas changé depuis le matin.

Il essaya de se concentrer sur le livre qu’il avait commencé en début de semaine. Mais impossible.

Sans cesse son esprit le ramenait vers ce fait si étrange qu’il avait vécu (rêvé ?) la veille.

Le sommeil le gagna enfin et il glissa doucement dans la nuit.

A la même heure que la veille, il fut réveillé par un bruit très doux, un chuchotement, comme quelqu’un qui l’appelait. Il s’assit d’un bond dans son lit et accoutuma ses yeux encore tout endormis.

Ce qu’il vit le fit sursauter. En place et lieu de la banquise, une forêt incandescente avait poussée dans la nuit.

Une lune rouge au fond brûlait l’air.

Une chaleur incroyable avait envahit la chambre et le bruit qu’il entendait n’était autre qu’un crépitement, la forêt s’enflammait, la banquise fondait.

Cette fois, il s’arma de courage et soutint le regard pour observer.

Aussi loin que sa mémoire se souvienne, jamais il n’avait vu de spectacle aussi fascinant !.

Et pourtant, une fois de plus, la nuit l’avala quand ses paupières ne purent plus tenir le coup.

Banquise et dunes de sable

Au petit matin, son lit était trempé de sueur. Un coup d’œil machinal devant lui confirma son inquiétude de la veille.

Avait il rêvé ?

Le tableau une fois de plus n’avait pas changé, à un détail près qu’il n’était pas capable de pointer.

Les journées et les nuits s’enchaînèrent au rythme de ses réveils nocturnes, au rythme des modifications de tableau.

Et chaque nuit, il assistait, spectateur, à la transformation de la toile.

Il était clair que la banquise fondait chaque jour un peu plus, se délayant dans l’eau qui prenait de nuit en nuit une texture différente.


Au loin, cette dune qui jadis lui avait fait penser à un sein de femme avait muté. Elle était devenue corps de femme, illusion d’optique en tous les cas, à s’y méprendre !

Banquise et dunes de sable

Une nuit, plus dense que les autres, plus profonde, en se réveillant à 3h, ce qu’il vit l’intrigua au plus haut point. Comment ne l’avait il pas vu plus tôt. Etait-ce possible que le puits qui se formait sous ses yeux se soit creusé spontanément ?

Banquise et dunes de sable
Banquise et dunes de sable

Tout devenait un peu plus absurde...

Un puits dans le désert !!!!

A présent la lune habitait le tableau et éclairait la scène un peu plus lumineuse.

Ce corps de femme, cette dune de sable semblait mouvant, ondulante.

On était loin du tableau d’origine, froid et humide. Cette nuit, la scène qui se déroulait sous ses yeux était d’une chaleur incroyable et irradiait dans toute la chambre. La gorge lui brûlait.

Une sensualité qu’il n’avait pas connu depuis des années, habitait le tableau.

On devinait un petit vent, chaud comme un sirocco caressant les dunes, frisant la surface du sable.

Il planait dans l’air comme un parfum qui ne lui était pas inconnu, un parfum d’agrumes lui rappelant les grands champs d’orangers de son enfance en Andalousie.

Il se raccrochait à cette image qu’il ne voulait plus lacher désormais. Cette douceur était si bonne..

Pourtant, une fois de plus il sombra.

La journée fut troublante et troublée par de multiples réminiscences de la nuit précédente.

Il n’avait plus peur à présent de se réveiller comme ça, pendant son sommeil.

Son coucher était devenu un rituel, presque religieux.

Il déposait méticuleusement ses vêtements pliés sur la chaise, tout près de la commode où était posé l’œuvre qui faisait son bonheur, toutes les nuits.

Ses chaussures glissées sous le lit, prêtes pour le lendemain.

Cette nuit là, lorsqu’il se réveilla, il distingua près du puits, une silhouette d’homme qui pêchait.

Un pêcheur au dessus d’un puits dans le désert. Décidément ce tableau n’avait plus aucun sens, le délire était complet.

Il vérifia la présence du corps de femme, de la lune. Ses repères.

Oui, à part cet homme en plus, rien n’avait changé.

C’est une sorte d’agacement, de jalousie qui l’envahit d’un coup.

Comment cet homme était il arrivé dans son tableau à lui, dans sa chambre, dans son rêve ?

Une envie irrépressible d’aller lui poser la question le saisit. Mais comment faire.

Au royaume du fantastique tout était absurde mais néanmoins possible.

Il préféra pourtant forcer le sommeil pour ne plus réfléchir.

Banquise et dunes de sable

Quand le réveil sonna, ce fut comme une obsession qui s’imposa à lui :

Comment rejoindre cet homme et lui poser toutes ces questions à commencer par qui était il ?

La journée traîna en longueur. Tout lui paru difficile, presque insurmontable.

De l’habillage au déshabillage inclus.

Quand fut venue l’heure de se glisser sous les draps, il sentit en lui quelque chose qu’il n’arrivait pas à expliquer. Une fébrilité qui ne lui était pas commune.

Lorsqu’il ouvrit les yeux vers 3h, le pêcheur était là, mais........ l’odeur d’orangers étaient plus présente, il pouvait sentir la chaleur du sable sous lui.

Il s’assit et posa ses mains sur le sol. Ce qu’il rencontra ne le surpris qu’à moitié. Le sable, doux et chaud filait entre ses doigts.

La lune brillait au dessus de sa tête, se levant derrière la dune sein.

Ce qu’il vit le fit sourire. Un petit garçon, debout sur la lune le regardait fixement.

Il connaissait que trop bien cette bouille d’enfant qui avait bercé toute son enfance.

Saint-Exupéry devait être caché quelque part et c’est lui qui lui jouait cette farce magnifique.

Il se mit en route vers le puits, trainant ses pieds nus dans le sable. Plus rien ne le surprenait.

Il voulait comprendre.

*Le pêcheur l’entendit arriver mais continua sa pêche improbable.

Il s’assit patiemment à côté de lui.

Sans le regarder, le pêcheur lui lança ces quelques mots qui raisonnèrent tout au fond de son être. Un parfum d’enfance, de contes, de fables :

-Les étoiles sont belles, à cause d’une fleur que l’on ne voit pas…

Il répondit «bien sûr» et regarda, sans parler, les plis du sable sous la lune.

-Le désert est beau, ajouta-t-il...

Il est vrai que secrètement il avait toujours aimé les déserts. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…

-Ce qui embellit le désert, dit le pêcheur, c’est qu’il cache un puits quelque part…

Et là c’est comme si on lui avait révélé le plus grand des secrets, celui capable d’exaucer ses vœux les plus incroyables. Tout simplement lui expliquer la traversée du désert…

Il sentit de grosses larmes dégouliner le long de ses joues brûlantes.

Banquise et dunes de sable

Il en oublia la question qui lui était apparue essentielle « mais qui êtes vous ? »..; Qu’importe qui il était, un pêcheur, le peintre lui même, ou Saint-Exupéry en personne… Quand le mystère est trop profond, on n’ose pas chercher à comprendre de peur de tuer la magie.

Tranquillement, il s’allongeât dans le sable, les bras et les jambes en croix et fixa la lune.

Le petit prince le regardait avec son air malicieux.

C’est la dernière image qu’il put retenir.

Au matin, il était très fatigué, comme si sa marche dans le désert l’avait épuisé.

En même temps, quelque chose s’était décroché en lui.

La pièce jadis si sombre, s’était parée de couleurs chatoyantes, le soleil brillait déjà fort dehors.

Il enfila ses chaussures, son pantalon, ouvrit la porte et couru, couru aussi vite et aussi longtemps que son cœur et ses poumons lui permirent.

Il arriva à une fontaine et se délecta de la fraîcheur de l’eau.

Il décréta que ce jour, il n’irait pas travailler. Il devait célébrer cette magnifique journée, cette renaissance.

Il occupa tout sa journée à flâner, nonchalant, à lire, à écrire, à dessiner, à peindre.

Et quand la nuit fut venue, c’est un peu inquiet qu’il se coucha.

Que pouvait encore lui réserver son tableau ?

Il s’endormit.

C’est le réveil qui le sortit de son sommeil à 6h.

Ça faisait des mois qu’il n’avait pas fait une nuit entière.

Il jeta un œil à son tableau toujours là, toujours fidèle.

Banquise et dunes se disputaient la toile.

L’eau tenait toujours son rôle originel, celui de recouvrir le tiers de la toile.

Les nuits, dès lors, se suivirent et se ressemblèrent.

Ses jours, par contre, se transformèrent, devenant plus lumineux, plus vivants, plus vivables…

Une nuit pourtant il fut réveillé par une voix qui chuchotait...

«je veux rentrer maintenant».

Il s‘entendit répondre «Oui, demain, je te ramène chez toi».

Mais la voix insistait. « Non, ce soir, s’il te plait…. ».

Il s’habilla lentement et quand il fut prêt

il attrapa le tableau et marcha jusqu’où, il y'a quelques mois,

il l’avait volé.

Dans le silence il remis l’œuvre à sa place.

Un chat noir et blanc le regardait étrangement, témoin énigmatique de la scène incongrue….

L’animal renifla l’objet et se frotta amoureusement contre la peinture.

le chat semblait satisfait du retour de la toile chez son propriétaire.

Il sortit de sa poche un papier et un crayon et y griffonna ces quelques mots :

«Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part...»

Parfois les choses arrivent par hasard, mais gageons que la hasard n’existent pas et essayons plutôt de comprendre le sens de ce que la vie nous réserve. Surtout quand le désert est aride et que l’on a l’impression que le bout du tunnel est impossible à atteindre.

Ce que l’on sait du peintre ?

Au juste pas grand chose.

Toute ressemblance avec un fait existant ou ayant existé est purement fortuite....

Barbara Lecomte Barbiéri Tous droits réservés

Et ce n'est pas fini.

De nouvelles surprises dans la semaine, j'en suis certain. :)

Banquise et dunes de sable

Banquise et dunes de sable.

 

 

Alors que le réchauffement climatique s’impose,

Les contrastes de la planète s’accentuent.

 

Témoignage en peinture, en Echo,

 Qui impose un regard en Narcisse,

 

L’anthropocéne,  art d’une humanité en créativité,

  reste l’unique scène

Pour un changement en résilience.

 

TO

 

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