No comment

par Thierry Onteniente  -  15 Novembre 2015, 22:10

No comment

Peinture à l'huile. Samedi 14 Novembre 2015.

Ce tableau est un appel.

Un appel pour tous,

amis, enfants, parents, artistes et citoyens,

philosophes, policiers, boulangers,...et autres.

Un appel.

Parce que nous allons devoir

nous réveiller ensemble,

comme jamais nous ne l’avons fait.

A multiples visages,

à multiples plans,

nous allons devoir nous réveiller

face à une guerre bien plus psychologique

qu’elle n’y paraît.

C’est un combat.

Un combat nouveau d'une certaine manière.

Car le monde est différent

de ce que l'humanité à pu connaître jusqu'à maintenant.

Et force est de constater,

d’analyser

en tout premier lieu nos faiblesses.

C’est comme ça. Dans toute son horreur.

Elle est sous nos yeux. Dans notre chair.

Et oui, nous avons conscience.

Conscience d’aimer la vie.

Parce que cela reviendrait à contredire les valeurs mêmes

pour lesquelles nous vibrons,

nous avons conscience que l’amalgame

n’est pas la solution

et n’est que force à l’obscurantisme.

Parce que l’histoire et la culture Française

nous y amènent,

Oui, nous avons conscience

que seul le droit à l’humain doit se poursuivre.

Alors oui, c’est un appel.

A un combat contre la barbarie,

la misogynie (littéralement « la haine des femmes »),

l’esclavagisme.

Savez-vous qu’une femme vaut 80 Euros?

Savez vous qu'un enfant vaut 120 Euros ?

Valeurs des choses, en pleins,

la barbarie est là.

Dans la valeur de l'humain.

et c'est difficile de l'écrire.

Liberté, égalité, fraternité ?

Sans aucun doute.

Aussi naturellement qu'il soit.

Un combat. Pour des valeurs de base.

Ce sont en tous cas les seuls chemins valables de poursuivre.

Et c’est avec fierté que nous devons l’exprimer.

Sans équivoques.

Oui c'est un appel.

A tous. A chacun.

Pour se battre avec forces et perspicacités.

Ensemble, car l'issue en dépend.

Sans autres possibles.

Oui, ensemble.

Aussi, parce que nous sommes tous responsables,

et qu'il est nécessaire de savoir et regarder

la raison d'autant d'horreur.

Oui.

Nous sommes responsables d’avoir libéralisé,

privatisé les banques,

d’avoir favorisé le libre échange financier

sans construire plus avant le système social

qui devait s’y associer.

Oui,

nous sommes responsables de pousser

les industries dans une compétitivité sans fond,

dans une rentabilité à tous prix,

sans consciences.

Histoire de confondre la gabegie d’une société

à bout de souffle,

engluée dans cette fameuse loi économique

nécessitant de produire plus pour consommer plus,

nous sommes devenus une société

qui semble avoir oublié ce qu’elle a de plus précieux.

Nous avons créé cette radicalisation,

simplement en ne regardant que le prix à la pompe.

Radicalisation financière, radicalisation sociale.

Dur à dire ? Et pourtant c’est bien le cas.

Aussi simple que ça.

Aussi terrible qu'il soit.

Aujourd’hui, nous sommes responsables

de ne pas avoir regardé suffisamment la valeur

de notre exubérante consommation,

avec obsolescence programmée.

Oui. Nous sommes responsables.

Et en avoir conscience,

chacun à son niveau,

chacun à sa place,

ne sera qu’une force supplémentaire

pour combattre cette horreur absolue.

Une force supplémentaire,

car l'introspection en est la condition.

Introspection,

Intime condition,

C'est un appel à la création

dans une guerre en aveugle.

L’obscurantisme et la noirceur sont là.

Aussi nous allons devoir tirer toute la sève de notre culture française, laïque et combative.

Celle de la créativité dans l’unité.

Pour préserver cette liberté de construction

sans dogmes.

Les piliers à sauvegarder sont toujours les mêmes,

ceux de cette culture s'inscrivant en fronton.

Aussi, c’est avant tout un appel, aux femmes.

Oui, aux femmes.

Parce que vous êtes,

la pierre angulaire de l’édifice.

Vous seules, aujourd’hui,

en France,

et même sur la planète, (il faut en avoir conscience)

pouvez influer sur la violence des hommes.

Nos libertés à tous dépendent des vôtres,

en premier lieu.

Aussi logique qu'il soit.

Sans aucun doute.

Aussi naturellement qu'il soit.

Oui. Nous allons devoir nous réveiller,

et devoir engendrer un peu plus d’indignations

vis-à-vis de l’excision,

vis-à-vis du voile islamique, sans conteste.

Car, les symboles sont là.

Oui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Réveillons-nous.

Aussi absurde que ce soit,

dans l'histoire de l'humanité

cela ne fait qu'une cinquantaine d'années

que l'égalité républicaine existe.

Ce sont nos mères et grand-mères

qui se sont battues pour avoir le simple droit de vote,

en France.

Libertés sexuelles ? Oui, et alors?

Nous sommes bien en France.

Elles se sont battues

pour une liberté fragile et largement remise en question.

Voile islamique, Excision, Esclavagisme,

n’est-ce pas de cela dont on parle insidieusement

dans tous ces attentats ?

Je vous le demande,

mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

ne parle t'on pas d'éducation

dans la relation à l'autre

dans sa plus simple expression ?

Face à l'obscurantisme le plus total

qui arrive à grands pas.

Aussi étonnant que cela puisse paraître,

ces batailles ont l'obligation,

la nécessité d'être gagnées.

Repositionner l'humain dans son humanité,

au sens noble et profond.

Aussi, Amis Français,

c'est bien un appel à la création.

A la création dans l'unité.

Dites bien, haut et fort,

quels que soient vos modes d’expressions,

que vous aimez la vie, l'amour,

l’égalité,

la fraternité.

Car tout est fait pour que la République Française devienne un espace de libertés vraies.

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Pour conclure cet appel à la créativité,

citons le philosophe Jean Louis Dupuy,

qui énonce dans son livre

"Fin du monde : il est moins cinq" :

"La seule façon d'échapper à l'apocalypse

est de la croire inéluctable."

A Gauche Peinture à l'huile en mouvements. A Droite Photographies en inversion de polarité.

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Tristesse.

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La toile du 14 Novembre continue son chemin.

En dessin centré, comme une thérapie.

Comme un appel.

Un appel en peintures. En mouvements.

La peur et la haine sont là.

C'est normal.

Bizarrement,

le dessin centré joue son rôle catalyseur.

Les couleurs s’enlacent, par touches, en retouches.

En bleus, en blancs, en rouges.

Une thérapie ?

Pour vivre et réfléchir,

sans aucun doute.

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Humanité contre le mur. NO COMMENT Peinture à l'huile. En direct.

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